Extraits de presse

Extraits de presse pour le spectacle  » Un p’tit jardin sus l’ventre »

LA VIE CATHOLIQUE

 

Avec un humour grinçant, parfois acide, à la hauteur de l’absurdité des combats, nous sont contés ici la boue omniprésente, les privations, les fusillades, les poux, le froid, la mort, les instants de fraternité, l’inconscience de gens de l’arrière Seul en scène, Gilles Berry est à la hauteur du défi. En véritable caméléon, il modifie à loisir accent, phrasé et mimique pour incarner chacun des personnages. Toujours juste, oscillant entre la rage et l’humour, il nous interpelle sans jamais verser dans le pathos. Et nous livre une magistrale leçon d’histoire.aux ou de chants de poilus.

 

EVENE.fr

 

Gilles Berry n’a certainement pas connu la guerre. Pourtant sur un autre terrain il livre et gagne une bataille bien subtile, celle de la maîtrise du corps et de la voix. Clownesque, il l’est parfois. Sensible, souvent. Humain, toujours. Entre blagues potaches et traits acides, on rit d’un sourire un peu jaune qui traduit une tension réelle. Une tension nécessaire, à partager absolument.

 

TÉLÉRAMA : T T

Un comédien discret arrive en fredonnant « la madelon », s’arrête devant une affiche de poilu et nous présente Dédé, celui « qui y était », mais qu’on ne croit jamais parce qu’il a des choses trop invraisemblables à raconter . Tout ce qu’il s’est passé là-bas, qu’on sait, qu’on ne sait pas, qu’il invente peut-être. Des textes aériens, un geste, une intonation suffisent pour évoquer la cocasserie de l’atroce avec un humour noir et des dérapages oniriques qui interdisent l’indignation tout en donnant une force titanesque au propos : du rire contre l’horreur.

 

Figaroscope : « Deux cœurs »

L’amitié, la fraternité, la folie des hommes, le dérisoire des situations, bref la guerre avec son cortège de souffrances et de mort. Ces contes de tranchées que nous offre Jean-François Maurier sont plein d’humanité. Gilles Berry se fait la tête du bon français moyen sans avoir besoin de composer. Il est vraiment bien. Un spectacle qui nous rappelle, sans caricature, que la guerre n’est pas jolie jolie . On le sait, bien sûr. Mais une piqûre de rappel ne fait jamais de mal.